Axelle, 18 ans, Baccalauréat en Sciences des Affaires

Aujourd’hui commence notre série de portraits sur des français étudiant au Québec. Nous commencerons par vous parler d’Axelle, une jeune étudiante stéphanoise à l’Université de Laval à Québec City.

Parlons un peu de ton parcours Axelle, qu’as-tu fait avant de venir étudier à l’Université Laval?

J’ai réalisé un baccalauréat scientifique spé maths que j’ai obtenu l’année dernière avec la mention assez bien. Je me suis débrouillée pour avoir une moyenne correcte, bien que je ne me voyais pas poursuivre dans le domaine scientifique. Je savais que c’était un prérequis important pour pouvoir faire ce que je souhaite en post-bac.

Quels ont été tes voeux d’orientation post-bac du coup?

Lors d’un salon étudiant auquel j’ai assisté sur Lyon il y a quelques années, j’ai rencontré des représentants de quelques universités québécoises dont l’Université de Montréal et l’Université Laval. A ce moment, je savais plus où moins vers quel domaine me diriger sans pour autant savoir dans quel établissement. J’hésitais entre une prépa ECS, une école de commerce ou bien un diplôme en Sciences des affaires au Québec. Au final, j’ai passé le concours Sésame pour les écoles de commerce, j’ai mis des prépa ECS en voeux Parcoursup et j’ai fait les démarches pour le Québec. J’ai été admise partout! Ce qui m’a laissé le choix et ce dernier s’est porté sur le Baccalauréat en Sciences des Affaires de l’Université Laval.

Pourquoi l’Université Laval?

Choisir une université québécoise était un bon compromis car je pouvais profiter de la francophonie au sein du territoire nord américain qui dispose quand même un lien assez étroit avec la langue anglaise. De plus, on a la chance en tant que français de disposer d’ententes pour bénéficier de frais de scolarité réduits. L’Université Laval m’a le plus plu car je souhaitais vraiment vivre une expérience québécoise, ce que l’on retrouverait un peu moins à Montréal étant donné que c’est une ville plus cosmopolite. J’ai eu la chance de pouvoir venir visiter le campus durant mon année de terminale et j’en suis tombée amoureuse. Je pense vraiment que l’Université Laval est le choix le plus approprié pour disposer d’un environnement de travail qui me correspond. Et je ne me suis pas trompée, ça fait plus de six mois que je suis là et j’adore mon quotidien.  

Une petite partie du campus de l’ULaval

Est ce que ce n’est pas trop difficile de partir aussi loin juste après le bac?

Je le vis très bien car j’ai eu la chance de faire beaucoup de rencontres, qu’il s’agisse de français ou de québécois. Je vis en dortoir et en partageant les parties communes, on rencontre forcément du monde. J’ai aussi la chance de pas mal voyager et de découvrir le continent, ce qui rend ma vie ici assez excitante. J’ai eu l’occasion de voir Ottawa, Toronto, Montréal, New York et certains parcs nationaux. Je participe occasionnellement aux sorties du Bureau de la Vie Etudiante (BVE) qui organise des activités typiques, c’est aussi un bon moyen de se faire des amis! Certaines associations sur le campus permettent aussi de bien s’intégrer, je pense notamment au Croissant au Sirop d’Erable. Côté entourage, j’ai eu la chance que ma famille ait pu me visiter pendant les fêtes. Concernant les amis, on arrive à garder contact malgré le décalage horaire. Avec un peu de recul, ça permet de faire le tri.  

Est ce que la lourdeur administrative t’a effrayé?

C’est vrai qu’il y a beaucoup de documents à faire pour pouvoir étudier au Canada, il faut attendre leur réponse et bien composer son dossier mais cela ne m’a pas fait peur. C’est évidemment plus difficile que si j’avais continué les études en France mais ça vaut vraiment le coup de faire ces efforts. J’ai réalisé mon dossier en début de terminale, il faut s’y prendre à l’avance! Puis j’ai reçu une admission conditionnelle qui était d’avoir une mention au bac ainsi qu’une moyenne supérieure à 12. Le dossier en soit n’est pas très différent des dossiers que l’on réalise pour Parcoursup. J’ai également joint une lettre de recommandation de mon professeur d’anglais qui était l’un des seuls professeurs à me soutenir dans ma démarche. Après mon baccalauréat, j’ai pu recevoir mon Certificat d’Acceptation du Québec (CAQ) qui a un prix d’environ 75€. Après avoir reçu le CAQ, j’ai pu réaliser mon visa d’études. Mon baccalauréat dure quatre ans, du coup j’ai un permis d’études de quatre ans. Ce permis me permet de travailler à temps partiel à côté de mes études. Je peux travailler vingt heures en période scolaire et plus durant les périodes de vacances. Pour le moment, je m’installe et je prends mes repères mais je compte bien travailler dès que je le peux.

Une activité qui peut vous motiver à faire tous ces papiers!

Comment se passe ton cursus pour l’instant?

Je le vis extrêmement bien. Je suis dans un cursus préparatoire à mon baccalauréat, année indispensable vu que les québécois font treize ans d’études avant l’université alors que l’on en fait que douze en France. Au premier abord, le nom “préparatoire” peut être assez stressant au vue des classes préparatoires en France mais au final, il s’avère que le contenu est totalement différent. J’aime beaucoup la liberté que l’établissement nous donne, on peut choisir nos cours dans une liste de cours ce qui permet de nous pencher sur les matières qui nous intéressent davantage. Le rythme est similaire à celui que l’on retrouve à l’université en France, environ une vingtaine d’heures de cours. Je me suis bien adaptée et j’ai même réussi à intégrer la pratique d’un nouveau sport au sein de mon emploi du temps! Je pense que cette année préparatoire est un bon moyen de déterminer si l’environnement est bon pour sois. Jusque là, je m’intègre très bien et je n’ai qu’une envie: commencer mon baccalauréat!

Le Château de Frontenac, Quebec City

Le mot de la fin?

Une petite citation toute simple mais qui est juste vraie, “quand on veut on peut”, trouver des excuses, ça sert à rien. Merci à mes parents Marie-Odile & Jean-Yves sans qui mon cursus scolaires ne serait pas le même et qui sont toujours là pour un petit appel! Et merci à mes amis, d’une session ou d’une vie, qui rendent l’aventure encore plus vivante, avec qui je traverse toutes sortes d’émotions. Une chose est sûre, ensemble, on est plus forts! Pour finir, merci Edmond tout de même, passer ce moment en ta compagnie fut vraiment un plaisir, bonne continuation!

Toutes les photos appartiennent à Axelle, vous pouvez voir davantage de son aventure sur son Instagram : @ax.elle

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