Clara, étudiante en Master d’anthropologie à l’Université Laval

Clara nous raconte comment son échange universitaire au Québec l’a poussée à y poursuivre ses études. Aujourd’hui étudiante en maîtrise d’Anthropologie à l’Université Laval, elle s’épanouit dans un cursus enrichissant qui affiche d’excellents taux d’insertion professionnel. 

Bonjour Clara!

Commençons par parler un petit peu de ton parcours, comment as tu découvert l’anthropologie et le Québec? 

 

Alors… Tout d’abord, j’ai passé un baccalauréat scientifique que j’ai obtenu avec la mention assez bien. Je ne me prédestinais pas du tout à l’anthropologie vu que je me suis dirigée vers une première année de prépa PCSI. Après cette première année, j’ai vu que cela ne me correspondait pas et je me suis réorienté en licence de psychologie. Durant cette licence que j’ai plutôt bien réussi, j’ai eu un pépin administratif qui a retardé l’obtention de mon diplôme d’un an. Durant cette année, j’en ai profité pour étudier en licence d’anthropologie car je ne voulais pas “perdre” une année. A la fin de cette année, j’ai donc obtenu ma licence de psychologie.  Mais ayant tellement apprécié l’anthropologie,j’ai décidé de finir ma licence d’anthropologie et j’en ai profité pour partir en échange universitaire. C’est à ce moment là que j’ai découvert l’Université Laval et le Québec. J’avais le choix entre l’UdeM (Université de Montréal) et l’Université Laval. Ne connaissant ni l’une ni l’autre, j’ai fait mon choix en me renseignant sur leur site internet et en demandant des témoignages. Mais je ne le regrette pas, pour preuve, je fais ma maîtrise ici!

 

En effet! Parlons un peu de ta maîtrise d’anthropologie, pourquoi avoir décidé de la faire à l’Université Laval? 

 

Je suis tombée amoureuse du système éducatif québécois et j’ai également passé une excellente année d’échange universitaire ce qui m’a vraiment poussé à continuer ici. J’aime vraiment l’ambiance du campus qui me donne un très bon environnement de travail. J’aime la proximité avec les professeurs, on se sent mieux accompagné.

Je connaissais déjà bien les lieux et même si certaines personnes avec qui je m’entendais bien sont parties, j’ai de bons repères notamment grâce à Cameron et son association Le Croissant Au Sirop d’Érable (ACSE) qui me permet de rencontrer du monde. C’est clair que l’on aborde pas l’année de la même manière mais j’ai toujours ma marraine (programme d’association étudiant étranger/québécois) qui est québécoise et que j’ai pu revoir ainsi que d’autres amis. Concernant le programme d’anthropologie, j’ai vu que le taux d’insertion était de 100%, ce qui m’a vachement rassurée et qui m’a aussi poussée à candidater. Les perspectives professionnelles en France sont limitées alors faire ma maîtrise au Québec semblait être une super alternative. 

 

Comment est le programme, est-il très différent des cours en France? 

 

Etant donné que c’est un master de recherche, c’est clairement différent de ce que j’ai pu connaître auparavant. J’ai cinq cours par session sur deux ans avec des périodes de recherche (cours) et des périodes de terrain durant l’été. Les cours ne sont pas faciles mais je ne m’attendais pas à ce qu’ils le soient particulièrement, je les trouve toujours intéressants et pertinents pour nos recherches. L’ambiance de la promotion est plutôt chill, personne n’est vraiment stressé par le diplôme et ils ne sont pas tous à fond sur les notes. Je ne ressens pas de grande compétitivité. On a des séminaires obligatoires, des cours obligatoires pour nous aider à écrire notre recherche et puis les activités de recherche qui constituent l’étape préliminaire à l’élaboration d’une recherche. C’est un peu triste la recherche car on est seul face à son sujet. Du coup, tout le monde est un peu individualiste d’autant plus qu’au sein de ma promo, nous avons tous des cours différents, ce qui ne nous permet pas de se voir régulièrement. 

 

Concernant l’extra scolaire, vis-tu sur le campus? As-tu le temps de faire d’autres activités? 

 

Alors, je vivais dans les résidences lorsque j’étais en échange et j’y suis toujours aujourd’hui, même si je pense que je vais faire une colocation l’année prochaine. Les résidences sont vraiment pratiques, on est au coeur de l’action. Si je change pour une coloc, c’est juste parce qu’il est temps pour moi d’avoir un petit chez moi et de vivre autrement mais sinon je recommande les résidences pour commencer. Je fais les activités de l’ACSE et les activités du BVE lorsque je les trouve intéressantes, ça permet de rencontrer du monde et de créer du lien. Je fais de la recherche bénévole pour le Centre de Ressources et d’Observation de l’innovation religieuse. Ceci me permet de me faire de l’expérience étant donné que mon sujet de recherche est relié au thème de la religion. J’apprécie beaucoup le temps libre qu’on nous laisse ici pour bien préparer nos cours et faire nos activités extra-scolaires. En France, j’avais du mal à tout gérer et je devais faire des concessions mais ici j’ai vraiment l’occasion de faire tout ce que je veux. Du coup, je vais souvent à la piscine. 

 

En parlant des installations sportives, qu’est-ce-que tu en penses de leurs installations sportives? 

 

Ah c’est clairement quelque chose d’autre! Mais c’est surement aussi que les moyens mis en place sont différents. Le PEPS est géant et on peut avoir accès à pas mal d’activités rien qu’avec notre carte étudiante. Par exemple, je ne paye pas pour aller à la piscine. Les Québecois ont bien compris que c’était nécessaire pour les étudiants d’être dans un bon environnement de travail et d’épanouissement.  

 

Concernant ton adaptation à la vie québécoise, est-ce que cela a été facile? 

 

Je suis très attaché à la gastronomie française donc j’ai eu du mal pour la nourriture. En plus, je n’aime pas la poutine… Pour le coup si il y avait un point noir pour le Québec, ça serait surement ça. Les commerces ferment assez tôt donc ça peut être un peu embêtant après le bon point, c’est que c’est ouvert tous les jours. Mais pour tout le reste ça allait, je n’ai pas eu l’impression d’avoir eu du mal à m’adapter. Le froid ça allait, j’ai suivi les conférences pour les étudiants internationaux l’année dernière et ils y donnaient de bons conseils pour se préparer à l’hiver. Je rentre également assez souvent donc ça fait du bien.  Il y a des choses supers ici; par exemple, on peut louer une voiture et partir en road trip assez facilement, le dépanneur universitaire (supérette) sauve la vie car il est ouvert les trois quarts du temps et on peut y accéder par les souterrains.

 

Tu en as profité pour faire des voyages et découvrir? 

 

L’année dernière, j’étais vraiment dans cette optique. Je suis allée à Boston, Montréal, des chalets et quasiment toutes les activités du BVE. C’est vraiment sympa, c’est un autre environnement à découvrir. Après ça dépend beaucoup des gens que tu rencontres, si tu es avec un groupe de potes dans la même optique, ça motive à faire beaucoup de choses. 

 

Et pour le futur, après la maîtrise? Doctorat? 

 

J’ai pris un rendez vous avec le SPLA, Service de Placement pour comprendre un peu ce que ça ferait si je faisais un doctorat. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre donc ils m’ont un peu aiguillé. Ils m’ont bien expliqué les avantages à faire un doctorat et je ne pense pas que ça me correspond. C’est pas vraiment ça que je voudrais faire de ma vie donc je ne pense pas faire de doctorat. Après, ce qui est cool c’est que je peux revenir faire un doctorat n’importe quand dans le futur. Je vois souvent des personnes beaucoup plus âgées revenir faire leur doctorat, donc savoir que la porte n’est pas fermée me fait plutôt répondre “peut-être”. Dans l’immédiat non, mais peut-être bien un jour. 

 

Des recommandations pour les futurs étudiants qui partent en échange ou étudier à temps plein au Québec? 

 

Alors! Il faut en parler, la sécurité sociale, il y a aucun problème avec la RAMQ. Tout se passe facilement lorsque tu viens en échange. Mais c’est plus compliqué lorsque tu reviens à plein temps. Je devais rendre ma carte vitale pour adhérer à la RAMQ. Mais étant donné que je rentre souvent, je souhaitais la conserver. Ca dépend de la région d’où tu viens mais je connaissais d’autres étudiants qui ont pu la conserver. En résumé, bien faire attention à ses droits. Au niveau de la paperasse, je n’ai pas eu de problèmes, tout s’est passé normalement dans les délais indiqués. Pour bien s’intégrer, je recommande les sorties du BVE, vivre en résidence et l’association du Croissant au Sirop d’Érable.

 

Merci à Clara! 

 

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