Pierre, étudiant juriste en échange à l’Université Laval

Chaque année, de nombreux étudiants français participent aux programmes d’échanges Franco-Québécois du Bureau de Coopération Interuniversitaires. Aujourd’hui, c’est au tour de Pierre, 23 ans, étudiant en Master de Droit Public, de nous parler de son échange universitaire au Québec. 

 

Bonjour Pierre ! 

 

Tu es le premier étudiant en échange que le Bureau des Bacheliers a rencontré, comment vis tu ton expérience jusque là ? 

 

Je suis là depuis un peu plus d’un semestre (ndlr: entretien réalisé en Janvier) et j’adore mon quotidien. Je vis vraiment cette échange comme une nouvelle vie car c’est un peu ça qui se réalise lorsque l’on part aussi loin de chez soi. Il faut savoir se reconstruire, se créer un nouveau cadre de vie et une zone de confort. Pour ma part, je m’y suis fait très vite et depuis le premier jour, c’est du pur plaisir. 

 

Comment t’es tu retrouvé au Québec ? Était ce un projet que tu avais prévu depuis un certain temps ? 

 

Alors pas du tout! Je n’ai pas eu l’occasion de partir en échange auparavant et j’avais extrêmement envie de connaître ça avant la fin de mes études, j’ai donc décidé de partir en échange durant ma deuxième année de Master. Au départ, je voulais simplement partir et toutes les destinations me paraissaient attrayantes. En discutant avec la chargée des relations internationales au sein de mon université en France, on a réussi à affiner la liste. Etant d’ores et déjà allé deux fois aux Etats-Unis, je savais que j’appréciais énormément la culture américaine. J’ai donc tranché pour Québec, pour cette double culture francophone/américaine qui dépaysait beaucoup mais me rassurait en même temps. 

 

Il est courant d’entendre qu’il faut un dossier très exigeant pour pouvoir partir en échange universitaire en Amérique, qu’en penses tu ? 

 

Je ne suis pas l’archétype de l’étudiant modèle, j’ai eu du mal au début de mes études mais j’ai réussi à m’améliorer progressivement. Au cours de ma première année de master, je devais me maintenir autour de 14 de moyenne. Je sais que les notes étaient un critère pour choisir sa destination mais je n’ai pas eu de problème particulier pour partir au Québec. 

 

En parlant des cours, que penses-tu des cours à l’Université Laval ? 

 

C’est totalement différent des cours que l’on a en France. Les cours sont beaucoup plus professionnalisants, on travaille beaucoup dans l’interaction. Même si les débouchés sont larges, je trouve ça vraiment intéressant de pouvoir basculer de la théorie à la pratique. Par exemple, nous avons eu des simulations de jugements. C’est ludique mais aussi sérieux à la fois, le mélange fait que ça nous pousse à travailler. En parallèle, j’ai un mémoire à faire pour mon université en France. Les cours ne sont pas reliés directement au droit français mais cet échange m’apporte beaucoup sur le plan personnel. Ici, étant donné que la plupart des étudiants s’arrêtent au baccalauréat (licence), les entreprises peuvent être plus intéressées par mon profil étant donné que je suis légèrement plus qualifié. Je pense que j’ai une carte à jouer si jamais je veux continuer ici. 

 

Tu te vois donc possiblement rester ici ? 

 

C’est une option que je considère, je nage dans le bonheur ici et si c’était possible de prolonger le bonheur… Je sais que ce n’est pas facile de faire les papiers pour pouvoir rester au Québec mais avec un employeur, je pourrais sans doute réaliser un visa de travail. 

 

Concernant la vie sur le campus, qu’en penses tu? 

 

Alors, je ne vis pas sur le campus mais dans le centre ville de Québec, je connais donc très bien le centre ville de Québec. C’est un coin agréable et j’aime beaucoup pouvoir bénéficier de deux environnements: du campus et de la ville. Niveau vie sociale, je profite des événements et des établissements proposés dans le centre ville et je passe également certaines soirées sur le campus lorsque des soirées y sont organisées. J’ai pu entendre que certains éprouvaient des difficultés pour se faire des amis québécois mais ce n’est pas du tout mon cas. J’ai rencontré beaucoup de personnes grâce au Croissant au Sirop d’érable et aux activités du Bureau de la Vie Étudiante. Je suis très sociable et ça m’a permis de très vite me sentir bien ici. Je me rappelle de mon arrivée, j’avais eu un problème avec mon vol Montréal – Québec, j’étais coincé avec d’autres voyageurs et il y avait un autre gars plutôt jeune avec moi. On a discuté et il s’avère qu’il étudiait également à ULaval. Du coup, on s’est revu plus tard et ça m’a permis de rencontrer ses potes. Je fais également du sport au PEPS (Pavillon de l’Éducation Physique et Sportive), parfois du basket et vu que c’est un sport d’équipe, ça me permet de rencontrer du monde. 

 

Est ce que tu as profité de ton temps ici pour faire ou planifier des voyages ? 

 

Oh oui ! Je pense que voyager est une partie essentielle pour les étudiants en échange car on ne reste pas longtemps et c’est important de profiter de l’occasion d’être sur un continent pour en découvrir un peu plus. Pour le coup, je suis retourné à New York, j’ai aussi fait un road-trip dans l’Ouest des USA. Je ne me refuse rien, je vis pleinement la chance que j’ai d’être ici. Je fais également régulièrement du ski à Stoneham. J’adore les véhicules américains, j’adore les conduire. Du coup, on loue souvent des voitures pour partir faire des voyages de quelques jours.  

 

As tu des recommandations pour les futurs étudiants en échange ? 

 

Si jamais vous pouvez faire votre échange plus tôt dans votre parcours, faites le. Je pense que partir en deuxième ou troisième année de licence, ça aurait été parfait. Je découvre l’Université Laval un peu tard. Si je l’avais découvert plus tôt, j’aurais beaucoup aimé faire toute ma scolarité ici. Durant votre échange universitaire, surtout, pensez à vous. L’important, c’est de vivre son expérience à fond. J’ai beaucoup pensé à moi cette année car ça m’a aussi permis de me découvrir. Partir aussi loin, c’est refaire sa vie et repartir à zéro. Ça m’a permis de renforcer ma confiance en moi. Je sais qu’en venant ici, j’ai grandi. 

 

Merci à Pierre!

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